• Le coquelicot est une de mes fleurs préférée. Léger et subtil, d'un rouge éclatant, au velouté envoûtant.
    Dans le langage des fleurs, le coquelicot exprime généralement l'extravagance fantasque.
    J'aime à constater que lui et moi pouvons nous ressembler : de l'excentricité et de l'inconstance.

    Peut-être parce  que sa tige est très fine mais résistante et que sa fleur frémit au moindre souffle...ou bien parce qu'il émerveille l'œil et tourne la tête de son rouge opiacé, qualités perdues sitôt cueilli.

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    Une goutte est tombée là. Je la boirai.
    Peut-être pas.
    Ce serait de la gourmandise...
    Comme un faux pas dans la lumière
    Un regret sans ombre de pudeur
    Une sauvage assoiffée de tant d'ardeurs.

     J'hésite, je ne veux pas être repue.
    Je trinque, sans gueule de bois.
    Ce vin là était trop fade, finissons la bouteille !
    Il faut de l'ivresse et de la folie
    Auprès de deux corps endormis.
    Et ce vin là avait promis des merveilles.

     De la robe rosée toute l'âme est partie.
    La langueur, la sagesse ne doivent être assortis.
    Aux diables la réserve ou la vertu !
    Voilà la dame qui s'éveille à nouveau,
    Enivrée du calice de ses vices imbus,
    Elle suinte d'avoir eu si peu tôt
    La faim, la soif confondus.

     

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  • And nothing else matters...

    La danse des âmes

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  • J'ai tant rêvé de toi...

    En 1994 je lis ce texte. Il m'aura hanté des mois durant et voilà qu'il se rappelle à mon souvenir depuis quelque temps. A l'époque je m'en étais très largement inspirée et l'avais consigné dans mon journal intime après l'avoir adressé à l'élu de mon cœur.

    Le rendu est globalement médiocre au regard d'aujourd'hui cependant, je trouvais amusant de le restituer aujourd'hui.

     

    J'ai tant rêvé de toi

    J'ai tant rêvé de toi qu'il n'est plus temps sans doute que je m'éveille.
    Je dors debout, mon corps exposé à toutes les merveilles,
    A toutes les apparences de la vie ou de l'amour et toi,
    Seul dans tes labeurs, courageux, bel être tellement loin de moi,
    M'écrivant, exténué, mil vers et phrases déployant mon émoi
    Qui, sans doute ému, ne peut écrire comme toi si bien l'amour
    Sensiblement, doucement, fait le lentement encore et toujours.


    J'ai tant rêvé de toi, tant marché, couché avec ton fantôme
    Qu'il ne le reste plus qu'à être fantôme parmi les fantômes,
    Et plus ombre cent fois que l'ombre qui se promène la nuit
    Qui se promène et se promènera allègrement dans ta vie.
    Aussi longue sera t-elle, ton ombre ne saura être que moi
    Afin que je puisse toujours rester, fidèle, près de toi
    Et t'offrir ainsi l'amour le plus gai et le plus beau qui soit.

    J'ai tant rêvé de toi, sans qui mes rêves deviennent cauchemars.
    Mon Ange, Cupidon au lieu de sa flèche m'a piquée de son dard
    Et c'est avec ton amour dans ma peau que je m'endors
    Et c'est là qu'enfin, tu apparais alors
    Tandis que j'aimerai tant que demain ce soit toi qui me réveilles
    Avec tes baisers doux et sucrés pour m'ôter des bras du sommeil
    Et que nous fassions l'amour jusqu'aux prochains rayons du soleil.

     

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  • Lettre à...

     

    Lettre à …


    J'ai écrit entre les lignes. Désespérément.
    Et j'attends l'orage et sa pluie depuis bien longtemps.
    Je les ai lues et repassées, maintes fois,
    Mais le soleil n'a fait que passer,
    Laissant place à un brouillard de doutes et d'envies
    Aussi pressants que désirés.

    Je n'ai jamais cessé d'écrire et de lire. Lavée de ce désir trémoussé,
    Envieuse de ces mains agiles
    Et des tempêtes charnelles qui s'en dégageaient.

     

    J'ai lu, j'ai écrit. J'ai consommé ces lignes et, en moi, au plus profond de moi,
    J'ai su que tu serais là. Et tu es toujours là... Au fond.
    Ancré comme un point. Absolu et nécessaire.
    Tu es au fond de moi, comme une âme plus vive...
    Et tu trompes le temps. Et tu trompes la lune, le soleil et les nuages.
    Et la nature perd de ses forces depuis que je ne suis plus sage.


    J'ai écrit entre tes lignes au fond. Savamment.
    Et les larmes de ta pluie m'ont caressée, doucement.
    Je les ai bues et essuyées, cent fois,
    Mais la soif n'est pas passée
    Dans ce brouillon de doutes et d'envies
    Aussi urgents qu'espérés.


    Je n'ai jamais cessé de t'aimer et de te lire. Affamée de ce plaisir osé,
    Jouisseuse de ces mots agiles
    Et des parfums secrets qui s'en dégageaient.

     

    Je t'ai lu, écrit et consommé de courbes en lignes et, parfois,
    J'ai cru que tu te refuserais à moi. Et je suis toujours là, au fond.
    Liée par un tiret, à la fois proche et insulaire.
    Je suis à tes côtés, comme une âme lascive...
    Et je trompe tout le temps. Les lignes, les courbes et les pages
    Noircies par les carences de ce trop long sevrage.

     

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