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    Amante de la Lune


     J'aime celui ci, celui là, leur cœur, leur place
    Ravivent ma ferveur en tout victorieuse
    Gageant la passion à jamais glorieuse
    Que le jour ni la nuit n'altère ni efface.

     Je l'aime lui aussi, de son esprit vivace
    Aux voltiges de sa répartie lumineuse
    Ou lui encore, de son étreinte amoureuse
    Et qui adroitement à chaque fois enlace.

     J'aime tous ces hommes qui souvent se ressemblent
    Aux désirs immortels qui dedans moi s'assemblent
    De toi que, jour et nuit, j'adule et j'adore.

     Mais mon corps, mon esprit et le cœur qui me tiennent
    Sont chétif, et étroit, et plus malade encore
    Qu'aussi vif d'amour et d'amitié qu'ils contiennent.

     

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    La consolation

    Parfois, ma seule consolation était dans nos regards. Chaque clignement, chaque battement de cil nous déshabillaient encore davantage. Ma peau s'évanouissait, chacun de mes pores en appelant un des siens. La sienne était lisse et soyeuse et ses galbes tentants invitaient à la débauche la plus primaire. Mais ces moments où nous parvenions enfin à nous enlacer étaient si furtifs que j'appréhendais déjà le moment où quelques centimètres nous éloigneraient à nouveau, m'obligeant une fois encore à me satisfaire de ses yeux criant famine. De sorte que cette étreinte que j'appréciais tant, j'en arrivais à souhaiter qu'elle vînt le plus tard possible, à ce que se prolongeât le temps de répit où nos bouches ne s'étaient pas encore rencontrées. Parfois, quand l'un de nous ouvrait la porte pour s'en aller, je m'étalais en de futiles discours, désemparée par la concession que je faisais à ma tristesse de nous éloigner. Et sitôt l'absence ressentie je me réfugiais dans le souvenir de son parfum mêlé de sueur et puis d'alcool et des envies que je refoulais de prendre le téléphone pour lui laisser savoir la boule au fond de ma gorge qui était coincée. Cela ne durait guère longtemps, je m'y étais accoutumée et, consciemment, je savais pertinemment que tout recommencerait encore et encore parce qu'avec lui j'étais faible, trop faible. Et que la femme qui est tout au fond de moi finalement, il ne la connaissait pas. Qu'en serait-il quand il la découvrirait? Me jugerait-il? Je savais que non, bien au contraire et que cette question d'être soi je me la posais indirectement à moi-même. Qui étais-je vraiment?

     

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  • Prochainement vous allez pouvoir découvrir une nouvelle rubrique que j'ai nommée "Extraits".
    Cette rubrique aura destination à accueillir des textes qui m'auront été inspirés par d'autres plus ou moins célèbres. En effet, souvent quand un ouvrage, une chanson ou plus généralement un écrit m'émeut, j'ai la (fâcheuse) tendance à vouloir me l'approprier sans pour autant le plagier. C'est un exercice que j'apprécie et qui stimule la créativité. Ca me secoue la plume !

    Notez que tous les textes de cette rubrique seront vérifiés par les sites de plagiat référents en la matière. Si toutefois ils vous en rappelle un, je vous invite à m'en faire part en commentaire ou par mail via la rubrique "Contact", je vous indiquerai alors s'il s'agit bien du même.

     


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  • J'ai de ta peau

     

     

     

     

     

    J'ai de ta peau en dessous de mes ongles
    De ta salive sur toutes mes lèvres
    J'ai de tes empreintes qui jouent, qui jonglent
    De mon corps, de mes seins j'en eu la fièvre

    J'ai de tes caresses qui me reprennent
    Comme une tempête, comme un écho
    Comme nombre d'envies que je refrène
    Et qui reviennent au grand galop

    J'ai de tout tes désirs que je féconde
    Que je sustente, l'âme transcendée
    Et qui avaient la conviction profonde
    Que ma tête mon cœur auraient cédé

    J'ai de tout tes fantasmes refoulés
    De tes envieux baisers, jusqu'au matin
    Je voudrais ton corps en sueur, échoué
    Je n'ai que ton absence...dans tes reins.

     

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  • Chairs amies

     

     

     

     

     

     

     

     

    Chairs amies

    Mais qui es-tu donc pour m'imposer ce sevrage ?
    Des heures, des jours entiers à penser à toi
    Je te désire et t'implore comme tutoient
    Les indiens qui dansent et quémandent les nuages

    De pluie

    Tes regards éhontés qui se posent sur moi
    Furtifs et puissants comme un rai de lumière
    Illumine mes sens et réchauffe mes chairs
    Éclaire ma vie, mon âme et mon cœur larmoie

    D'envie

    Ces instants évanouis trop loin dans la saison...
    Non, je ne pleure pas. Je patiente et rayonne
    Je tue les diables et lentement additionne
    Les étreintes de tous les mots que nous taisons

    Aussi

    Tout est différent les mots les vers et le sang
    Froid qu'il faut pour retenir ma bouche impie laissant
    Brûler mes lèvres et les mains transies d'infamie
    De nos âmes charmées ou nos chairs amies

    Oh oui

    J'ai osé m'engouffrer, le nez dans le plaisir
    Dans ce rêve saoul laisser tes rayons saisir
    Mes effluves aimantes, fragrances d'aveux
    Et sombrer au matin de l'envie plein tes yeux

    Épris

    Mais qui es-tu ? Comment doit-on te qualifier ?
    D'hiver trop brûlant ou de printemps incestueux !
    Tu n'as plus de saisons, je n'ai plus d'illusions
    Qu'importe qui tu es, c'est à toi que je veux me fier

    Le cœur engourdi de toutes ces allusions.

     

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